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Comment le stress affecte notre santé et les outils pour aider à le gérer

Dans le monde moderne, le stress est considéré comme faisant partie de notre vie quotidienne. Nous rencontrons différents types de stress dans différentes situations et notre corps réagit à ces facteurs de stress de différentes manières. De petites périodes de stress sont en fait une bonne chose pour nous (par exemple, faire de l’exercice), alors qu’un apport trop grand ou trop long de stress peut avoir des effets néfastes sur notre santé. Le simple fait d’aller au travail, jour après jour et que nous ne l’aimions pas peut être, pour certains, un facteur de stress. L’aller-retour entre le domicile et le travail peut être particulièrement épuisant. Les problèmes familiaux peuvent également nous causer du stress. La vie étudiante avec sa montagne de devoirs, d’études et d’échéances peut être assez stressante. Ces stress peuvent nous garder éveillés la nuit avec notre cerveau qui pense trop ou qui anticipe un autre jour épuisant…l’insomnie nous guette.

Alors, comme nous pouvons l’imaginer, tout cela peut créer un cercle vicieux de stress chronique qui peut entraîner des déséquilibres dans tous les systèmes de notre corps et éventuellement se manifester par un petit problème de santé, voire même par une maladie. Il est important de comprendre comment fonctionne le stress, comment il nous affecte et comment le gérer au mieux de nos capacités afin que nous puissions rester en santé et heureux.

QU’EST-CE QUE LE STRESS?

Le stress fait référence à la condition dans laquelle une demande environnementale dépasse la capacité de régulation naturelle d’un organisme. Il existe deux types de stress: l’eustress et la détresse. L’eustress n’est pas considéré comme préjudiciable et constitue un stress psychologique normal pouvant être bénéfique pour la personne qui en fait l’expérience. Un exemple d’eustress serait l’exercice, car il met notre corps à rude épreuve tout en étant bénéfique à notre santé. Nous pouvons également considérer l’eustress comme une tâche qui n’est peut-être pas trop difficile, mais pas trop facile non plus. Elle nous permet d’utiliser notre pensée créative et logique et, au bout du compte, d’améliorer nos compétences. La détresse, par contre, serait considérée comme un stress négatif. Une blessure sérieuse, une maladie grave ou notre licenciement seraient de bons exemples de détresse. Si nous subissons constamment ce type de stress, même de faible intensité, il peut affecter l’équilibre ou l’homéostasie de notre corps. L’homéostasie fait référence à un état d’équilibre dans tout notre corps. Tous les êtres vivants possèdent ce système de rétroaction fondamental et naturellement intégré qui sert à maintenir un environnement interne stable, indépendamment des modifications apportées à l’environnement externe. Différentes variables, telles que la glycémie, la température et le pH sanguin, sont toutes maintenues par le système endocrinien et le système nerveux autonome et doivent se situer à l’intérieur de limites acceptables pour rester en bonne santé. Cependant, lorsque ces variables changent au-delà de ces valeurs en raison de facteurs de stress externes, nos systèmes enclenchent le système de réponse au stress afin de ramener le corps vers l’équilibre, soit l’homéostasie.

AXE HHS

L’axe HHS correspond à l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien, qui est une voie biochimique en plusieurs étapes dans laquelle l’information est transmise d’une zone du corps à une autre par un système de messagers chimiques. Ce système s’autorégule et peut augmenter ou supprimer ces messages. L’hypothalamus, l’hypophyse et les glandes surrénales travaillent ensemble pour réguler la réponse au stress, parmi d’autres fonctions tout aussi importantes pour l’organisme.

L’hypothalamus est une région du cerveau qui relie le système nerveux autonome et le système endocrinien à l’hypophyse. Il dit essentiellement à la glande pituitaire (hypophyse) de commencer ou d’arrêter la production d’hormones. Il joue également un rôle dans le maintien de l’homéostasie en régulant le sommeil, la température corporelle et la faim, pour n’en nommer que quelques-uns.

La glande pituitaire ou hypophyse se trouve également dans le cerveau et, comme mentionné plus haut, elle est régulée par l’hypothalamus. L’hypophyse est connue comme la « glande maîtresse » du système endocrinien, car elle utilise les informations reçues du cerveau pour dire en gros à toutes les autres glandes ce qu’elles doivent faire. L’hypophyse synthétise de nombreuses hormones importantes, notamment les hormones de croissance, la prolactine (utilisée dans l’allaitement maternel) et l’hormone lutéinisante qui gère les œstrogènes chez la femme et la testostérone chez l’homme.

Les glandes surrénales  sont un ensemble de glandes, chacune située au-dessus des reins. Ces glandes sont responsables de la sécrétion de diverses hormones qui agissent comme messagers chimiques en voyageant dans la circulation sanguine vers divers tissus de l’organisme afin de les aider à fonctionner correctement. Elles sont également responsables des hormones de « lutte, de fuite et d’inhibition de l’action » comme l’adrénaline (épinéphrine), de petites quantités de dopamine, des corticostéroïdes (hormones du stress) et des hormones sexuelles. Ces hormones affectent le métabolisme, l’humeur, les niveaux de stress, la fonction sexuelle et plus encore.

LA RÉPONSE AU STRESS

Lorsque vous rencontrez un facteur de stress, l’hypothalamus reçoit des signaux qui indiquent que l’homéostasie pourrait être compromise, ce qui déclenche une cascade de réactions en cas de stress. Tout d’abord, l’hypothalamus sécrète une hormone appelée corticolibérine (CRH) qui va stimuler la glande hypophyse. Cela provoque la sécrétion par l’hypophyse de l’hormone adrénocorticotrope (ACTH) dans le sang et se lie éventuellement aux surrénales.

Une fois que le stress ou les stimuli ont été atténués, le cortisol est inhibé par l’hypophyse et l’hypothalamus et la cascade de réponses au stress est arrêtée. Cependant, si nous ne pouvons pas surmonter la menace, le système devient surmené et cela peut être nocif pour le corps et le cerveau. Lorsque notre corps produit en permanence des hormones de stress, nous finissons par devenir de moins en moins sensible, ce qui a pour conséquence d’empêcher le système à rééquilibrer l’homéostasie. De plus, si une des étapes de la cascade de l’axe HHS ne fonctionne pas correctement, cela peut avoir un impact négatif sur la suite des réactions. Ceci est reconnu comme étant un dysfonctionnement de l’axe HHS et est le résultat de la désensibilisation du corps suite à une exposition chronique d’hormones du stress

DYSFONCTION DE L’AXE HHS

Nous entendons souvent dire que la fatigue surrénalienne est le résultat d’une exposition chronique au stress et est la cause à notre manque constant d’énergie ainsi qu’à nos déséquilibres hormonaux et à notre humeur. Nous croyons que ce trouble découle du fait que le « commutateur » cortisol est laissé dans la position ‘’Marche’’ (« On »), ce qui finit par épuiser nos glandes surrénales. Cependant, plusieurs études affirment que la fatigue surrénalienne n’existe même pas, car les personnes qui affirment souffrir de cette affection ne présentent pas un taux de cortisol anormal. Nous pensons plutôt que c’est un dysfonctionnement de l’axe HHS qui est en jeu. Ce déséquilibre est causé par une modification de la réponse au stress dans le temps, soit après une exposition chronique au stress. Il est associé à de nombreuses maladies.

Le stress constant de notre esprit et de notre corps peut non seulement nous rendre plus vulnérable aux maladies, mais il peut également augmenter notre tension artérielle, contribuer à l’anxiété et à la dépression, augmenter le risque d’infertilité et même accélérer le processus de vieillissement! Nous devons veiller à réduire sérieusement notre stress. Il faut savoir que consommer du café et des aliments sucrés pour nous tenir éveillé et nous donner de l’énergie n’est PAS la solution, mais que cela alimente plutôt le problème.

MOYENS SIMPLES DE RÉDUIRE LE STRESS

Il y a beaucoup de choses que nous pouvons faire pour réduire le stress dans notre vie ou pour mieux le gérer. La manière dont le stress nous affecte et comment nous le traitons diffèrent d’une personne à l’autre. Voici quelques recommandations générales pour revenir sur la bonne voie de la santé et du bonheur avec moins de stress.

  • Faites de l’exercice régulièrement. Même une promenade de 30 minutes dans la nature s’est révélée très efficace pour réduire le stress. L’exercice réduit le niveau de cortisol, augmente les hormones du bonheur et génère une sensation de bien-être général. Trop d’exercice, cependant, peut avoir l’effet inverse. Veillez donc à respecter ce dont votre corps a besoin. Le yoga est un excellent exercice relaxant pour garder votre corps et votre esprit forts et en bonne santé.
  • Méditez. Les recherches montrent que même 7 minutes de méditation par jour peuvent considérablement améliorer les symptômes du stress chronique, tels que l’anxiété et la dépression. Utilisez des vidéos ou des applications de méditation guidée pourrait vous être utile.
  • Dormez suffisamment. Assurez-vous d’avoir un sommeil de 7 à 8 heures et de bonne qualité, toutes les nuits; fermez vos appareils électroniques au moins 1 heure avant de vous coucher; ne mangez pas au moins 2 à 3 heures avant de d’aller dormir; assurez-vous d’avoir une chambre sombre ou portez un masque de sommeil; diffusez des huiles essentielles telles que la lavande et le ylang-ylang avant de vous coucher ou pendant que vous dormez; buvez des thés calmants et légèrement sédatifs tels que la camomille, la lavande, la passiflore, la valériane ou la scutellaire avant de vous coucher. Ces plantes sont également disponibles en suppléments. Entrez dans une routine. Planifiez vos sorties afin de ne pas être submergé ni stressé. Respectez votre horaire si vous êtes quelqu’un qui a le sentiment qu’il y a toujours des choses à cocher sur votre liste des choses à faire.
  • Faites ce qui vous rend heureux. Passez du temps avec vos amis et votre famille, consacrez du temps à vos loisirs, allez à l’extérieur et promenez-vous dans la nature, lisez un livre, prenez un long bain, écrivez votre journal, regardez un film, détendez-vous.
  • Prenez des adaptogènes.  Ce sont des plantes qui peuvent aider naturellement votre corps à s’adapter aux différents types de stress. Par exemple, il y a l’ashwagandha, la rhodiola, le basilic sacré, le panax ginseng, l’astragale, la racine de réglisse, le reishi rouge, le cordyceps, etc.

Author: Rejan Magee, Holistic Nutritionist. Visit her at wholeharmony.ca.

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